Les principes généraux que j’ai appris en thérapie :

– Positionner dorénavant le regard sur notre nature, en nous observant sur un plan plus large :
Nous ne sommes pas notre corps, mais nous sommes une âme (une part du Divin / de l’énergie / du Tout) qui loge dans un corps physique, pour s’amuser à expérimenter la matérialité et les émotions sur ce plan terrestre.

– Bien se rappeler que, parce que nous sommes tous pareillement constitués de la même essence, nous sommes connectés entre nous et avec Tout. Aussi, nos pensées influencent notre perception de la vie, de notre environnement, des autres et des circonstances. Alors : Pensons à corriger une opinion amère ou malintentionnée qui surgirait de votre cervelle; il y a forcément un autre angle de vue à adopter, plus compatissant ou/et moins acéré.

– Parce que nous sommes ainsi reliés énergétiquement « en réseau », si l’un d’entre nous génère de l’ombre, de mauvaises intentions, des réactions violentes, des jugements tranchants, il contamine tout le réseau qui nous unit (vous êtes déjà entrés dans une pièce dans laquelle vous sentiez une ambiance délétère…)
D’où l’importance pour tous, que chacun ne soit pas trop réactif face à une peur ou l’annonce d’un drame, car cela ne fait encore qu’ajouter de l’ombre et pollue tout le monde, en « nourrissant » le drame. Nous contenter plutôt d’observer et de considérer l’information, sans la « nourrir » en y accordant une trop vive réaction, des commentaires acides, une réponse aigre ou un engouement violent (Choisir donc ses médias ; la télévision et ses actualités catastrophiques en boucle nous atteignent et nous impactent de manière violente et continue).
Savoir mûrir, donc. Et générer, à la place, un temps de recul, puis de l’acceptation, du pardon ou de la compassion, pour contre-balancer la part d’ombre existant sur notre réseau : La réalité EST. C’est tout. L’accepter. Puis se concentrer sur ce le beau à réaliser localement, dans notre petite existence.

– Dire, ou écrire, nos émotions. Les exprimer au mieux, dès que ressenties :
Cela nous permet de nous-même nous respecter honnêtement sans nous mettre dans des situations embarrassantes, de poser nos limites, et cela évite, parce que nous choisirons bien les mots (justes et aimables), d’éviter les conflits et les malentendus avec autrui.
*Écrire ce qui ne va pas et l’observer mieux en laissant les correspondances apparaître au fil de l’écrit, nous permet de ne pas laisser de ses traces en soi, de mini-cicatrices, de les « sortir ». On couche sur le papier le nauséeux, on pleure dessus, puis, quelques jours après, on brûle les pages porteuses de cette analyse agrandie et on s’en libère. On accepte et on laisse s’envoler… Nettoyer.
*A l’oral, s’exprimer, posément, débattre calmement de points de vue, nous redéfinit les uns par rapport aux autres. Dire nos ressentis sans éclat, sans vouloir à tout prix avoir raison sur l’autre ; juste exprimer son état émotionnel, sans se laisser souiller par les aboiements de l’autre, ni répondre à la guerre s’il y en a. Juste rester droit lorsque le ton gronde. Celui qui aboie n’arrive pas à ses fins lorsqu’on le laisse crier seul : Soit il se lasse et il part, soit il se fâche et ce n’est pas grave. Si aucun terrain d’entente n’est à envisager, une rupture de la relation n’est pas un drame ; c’est juste se reconnaître l’un et l’autre comme incompatibles pour l’instant. Ne pas se juger l’un l’autre, nous faisons des choix différents ; c’est tout. Souhaitons que chacun arrive à trouver sa joie de vivre dans les choix qui lui sont propres.

– S’accorder aussi le droit de pleurer : Évacuer.
J’ai pleurer deux fois deux heures à gros sanglots, pour évacuer ma peine ; ce fut comme si je vomissais des torrents. Le corps exprime les maux du cœur. Ne pas retenir ses larmes.

– Dire la vérité :
Poser « non », « je n’en ai pas envie », « je ne crois pas que cela soit vrai », « ceci ne me convient pas », « je préférerais que tu me laisses », … Comprendre que cette attitude n’est pas impolie. Elle pose juste le respect de soi et évite les frictions (comme exprimé plus haut), mais également l’expression claire, à l’autre, de nos pensées, ce qui évite tout malentendu ou déni ou projection. Et enfin, dire la vérité, c’est dire ce qui est bon pour nous-même, pas vouloir faire absolument plaisir à notre détriment. Le « Me First » est essentiel aux échanges sains et de qualité.

Dire la vérité… Don Miguel Ruiz le notifie aussi, dans son livre Les 4 Accords Toltèques, simple, clair et fidèle accompagnant.
Présentations de ces accords de façon ludique, en une vidéo de dessins de 7 mn :


– Il y a trois façons de traiter une information qui nous dérange :

1-La réceptionner avec surplus d’émotion, et donc lui donner davantage d’impact : Dépression.

2-Refuser de la voir, donc la nier. Ce qui ne résout rien.

3-La réceptionner calmement, l’observer sans la juger. Faire l’effort d’y déceler d’autres facettes aux premiers abords non-perçus : Voir le tableau de plus haut. Puis, tout naturellement alors, avec ce regard élargi, transformer et transcender cette actualité. Voir que, de part son existence, elle nous permet d’accéder à une autre étape de notre cheminement : Tout événement « qui pique » est propre à devenir un outil, un tremplin, pour plus tard !

– Et donc ?
Tout événement ou changement, d’abord perçu comme désagréable, n’est finalement pas effrayant.
Outre qu’il soit incontournable, il ouvre vers une aventure initiatique ! C’est comme une clef-talisman gagnée lors qu’un jeu vidéo, qui servira dans un plan-niveau futur !
Ainsi, forts de cette connaissance, de ce recul, à appliquer dès que « ça fait mal », nous n’avons plus à craindre pour quoique ce soit : Nous pouvons être prêts à changer, dire « non », apprendre, nous ouvrir, déménager, recevoir, redistribuer, nous améliorer, aimer… Malgré tout.
Tout est parfaitement orchestré. A nous d’accueillir les événements calmement. Être convaincu que rien n’est fait pour nous briser, mais plutôt pour nous faire mûrir et affiner notre regard.

Christiane Singer nous le rappelle, dans toute sa ferveur :
« Rien ne nous est donné pour nous écraser ! »: https://youtu.be/uIcdriD5WxA  (16mn)
Nous sommes capables de transcender la douleur, de la transformer en tremplin pour un meilleur demain.

Tout a une raison d’être. Nous pouvons nous autoriser à accueillir tout ce qui vient.